
TRONCAIS :
VERITABLE JOYAU FORESTIER .
Situé
au coeur de la France, abritant dix-sept communes, le pays de Tronçais englobe
la plus belle chênaie d’Europe. La forêt de Tronçais, au nord ouest du
département de l’allier couvre 10520 hectares
en massif compact. Légèrement à l’est de l’axe Saint Amand Montrond –
Montluçon, ce massif recèle
d’innombrables richesses et alimente de nombreuses passions. Incontestable
pilier de l’économie locale pour le tourisme qu’elle engendre et pour la
qualité de ses chênes connus dans le monde entier grâce à Colbert. Tronçais
est appréciée pour la diversité de sa faune et parmi celle-ci principalement
il faut bien l’admettre les cervidés. La forêt de Tronçais restait encore,
dans un passé récent, ce qu’il y avait de plus proche du milieu naturel.
Vous voulez témoigner, dénoncer, encourager des actes et évènements qui vous ont marqués, contactez-nous:
Incerfvilités à Tronçais.
Une poignée d’observateurs respectueux de la faune s’inquiètent pour le cerf, animal emblématique de la forêt de Tronçais.
En cette période d’hiver déjà difficile rythmée par la chasse vient s’ajouter une autre forme de battue : le ratissage systématique et incessant des parcelles par les inconditionnels en quête de bois de cerf arrivés à maturité : la saison des mues est commencée.
Ce ramassage désordonné se fait au détriment des animaux, grands demandeurs de quiétude afin de satisfaire un besoin physiologique fondamental : RUMINER.
Pas un seul instant les collectionneurs de mues - de plus en plus nombreux chaque année – ne s’inquiètent des retombées néfastes que leur comportement génère sur l’espèce.
Un seul objectif les motive: trouver les trophées qui alimenteront leurs collections et les hisseront au rang de spécialistes du cerf, reconnus par leurs pairs. Souvent ils ignorent qu’en fait ils ne sont que des spécialistes du dérangement.
Les hardes sont en véritable perdition dans les parcelles, les animaux rebondissent sur les chercheurs de mues de fourrés en futaies à la recherche de calme sans jamais le trouver. On ne peut prétendre aimer le cerf et le sacrifier ainsi. Par ces pratiques, c’est la faune en générale qui est perturbée.
Doit-on accepter cette fatalité et abandonner ainsi à son triste sort cet animal qui nous donne tant d’émotions et alimente tout un panel de passions ? Lui rendra t-on un jour un peu de ce qu’il nous offre. En forêt tout est possible, seule la manière de pratiquer est unique et empreinte de respect.
Faudra t-il en arriver à des interdits pour obtenir ce respect ? La liberté de chacun s’arrête là ou commence celle des autres, en forêt notre liberté en tant que passionnés s’arrête là ou commence celle de la faune sauvage.
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effectuée le : 27/08/2004